Séminaire Humanités environnementales – Pauline Hortolland (LARCA, Université Paris Cité): « Poétique et politique du végétal dans « The Sensitive Plant » de Percy Bysshe Shelley ». Respondent: François Bouteau (Maître de conférences à Université Paris Cité, Laboratoire Interdisciplinaire des Énergies de Demain). Avec Victorian Persistence.

Publié le 29 février 2024

29 février 2024 - 17 h 00 min - 19 h 00 min


Les humanités environnementales rassemblent des chercheur.e.s de tout horizon (littérature, géographie culturelle, histoire, philosophie, histoire de l’art, culture visuelle, linguistique…) dont les travaux visent à repenser les rapports entre l’être humain et son environnement, entre « nature » et « culture ».

Le développement de ce champ interdisciplinaire fait directement écho à celui de la prise de conscience collective de l’ampleur de la crise écologique contemporaine. En effet, la crise environnementale est aussi une crise de la pensée. Les enjeux sont ainsi cruciaux, à la fois épistémologiques, politiques et sociaux, puisqu’il s’agit notamment de poser la question du rôle et de la responsabilité des sciences humaines et sociales à l’ère du changement climatique, de la sixième extinction de masse et de l’Anthropocène/Capitalocène.

Les contours de ce vaste domaine d’exploration ont commencé à se préciser dans les années 2010, d’abord dans la recherche anglophone (environmental humanities/studies). Ses fondations ont néanmoins été jetées dès les années 1970 et 1980 (premières « vagues » écocritique, écopoétique et écoféministe ; émergence de la philosophie et de l’histoire environnementale ; géocritique ; géopoétique). Depuis les années 1990, le champ, d’abord très anglocentré, s’est considérablement ouvert et enrichi (croisements des études post-/décoloniales et écocritiques ; tournants spatial et global ; éco-marxisme et écologie sociale ; posthumanismes ; études animalistes et humanités végétales (plant humanities) ; queer ecology). Le champ est encore peu investi en France, malgré des apports théoriques majeurs (Guattari, Deleuze, Latour, Serres).

La traverse se veut le reflet de la diversité actuelle des débats et des approches, notamment à travers la mise en place d’une veille critique des titres les plus contemporains et la construction d’un espace d’échanges et de dialogues interdisciplinaires au sein du laboratoire, et au-delà.

  • Lieu :  ICP, salle B01 Robert d’Harcourt, Maison de la recherche.

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