Genres et Sexualités

Un/thinking Binaries

Dans le prolongement du travail du groupe de recherche ‘Gender Studies’, le groupe Gender and Sexuality Studies (GSS) propose une réflexion collective sur les problématiques liées à la construction du genre, de la sexualité et de l’orientation sexuelle, en interaction avec le monde social, économique et politique. Le thème de recherche, « Un/thinking Binaries », met en avant l’importance des questions de diversité et de discrimination. Il se donne pour but d’examiner les intersections entre les catégories de race, d’ethnicité, de classe, de genre, de région et de religion, dont les systèmes de savoir et de pouvoir, bien que différents, sont co-constitués et imbriqués.

L’objectif principal de « Un/thinking Binaries » est de rassembler des chercheurs et chercheuses dont le travail interroge la classification binaire des attributs de genre, de race, de classe, de sexualité et de religion. Dans une perspective interdisciplinaire, « Un/thinking Binaries » propose de réviser, de renouveler et d’étendre, à travers un regard queer, les outils méthodologiques servant à appréhender les oppositions traditionnelles hommes/femmes, masculin/féminin, masculinité/féminité, homo/hétéro-sexualité, cis/trans-genre, en rapport avec les discriminations de race, d’ethnicité, de religion, de classe, de région, ou encore les discriminations liées au handicap et à l’âge.

Le GSS inclut des chercheurs et chercheuses permanent.e.s, des jeunes chercheurs et chercheuses et des doctorant.e.s dont les spécialités croisent les disciplines de l’histoire, des arts et cultures visuelles et de la littérature. Il couvre un large champ d’espaces géographiques, de périodes, d’approches et de disciplines, en prenant en compte la façon dont les objets d’étude s’exportent à travers les langues et les cultures.

 

Responsable :

Sandeep Bakshi

Séminaire lié :

Action structurante liée :

Action structurante « Plurigenre »

Archives :

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Les membres de l’axe :

Hi! My research foregrounds the critical significance of intersecting lines in queer and decolonial studies. After being awarded a PhD from the School of English, University of Leicester, UK in queer and postcolonial representations of South Asia, my current projects span transnational queer and decolonial enunciation of knowledges. In this regard, I have developed two connected strands outlining narratives of decolonisation, including curriculum and pedagogy, and queer of colour critique and its attendant concern of non-normativity as practice of resisting all forms of domination. I coordinate two research seminars, “Peripheral Knowledges” and “Empires, Souths, Sexualities,” and heads the “Gender and Sexuality Studies” research group at the LARCA. A co-editor of Decolonizing Sexualities: Transnational Perspectives, Critical Interventions (Oxford: Counterpress, 2016), Decolonial Trajectories, special issue of Interventions (2020), and the French language publication, Qu’est-ce que l’intersectionnalité? Dominations plurielles: Sexe, classe et race (2021), I have published on queer and race problematics in postcolonial literatures and cultures. I am one of the founding members and coordinators of the Decolonizing Sexualities Network (https://decolonizingsexualities.org). Watch my video on queer and queer of colour critique in French here, https://www.youtube.com/watch?v=7TF_lwCjSTM

 

Catherine Bernard est spécialiste de fiction anglaise contemporaine, d’art moderne et contemporain, ainsi que de l’histoire de l’esthétique de la modernité. Elle travaille actuellement à l’édition d’un volume d’essais, New Objects of Visibility, émanant des travaux du séminaire « Imaginaires contemporains » qu’elle coordonne au sein du LARCA. Elle vient de publier Matière à réflexion. Du corps politique dans les arts visuels et la littérature britannique contemporains (2018).

 

Historienne de la Grande-Bretagne contemporaine, Clarisse Berthezène s’est spécialisée dans l’histoire socio-culturelle et intellectuelle de la politique. Ses travaux portent sur l’histoire du conservatisme dans une perspective transnationale. Ses premières recherches ont été consacrées à l’histoire des intellectuels conservateurs dans l’entre-deux-guerres et dans l’immédiat après-guerre. Depuis quelques années, elle travaille sur les mobilisations politiques des femmes et sur l’articulation entre le secteur associatif et les partis politiques. Elle est actuellement porteuse d’un projet européen COST, « Who cares in Europe ? » qui réunit des chercheurs de plus de 25 pays et qui aborde l’histoire de la protection sociale au cours d’un long XXe siècle en interrogeant l’idée d’un « modèle social européen ». Elle est également engagée dans une étude comparée des mobilisations politiques des femmes en Europe et du rôle de l’action sociale dans leur trajectoire politique.  Enfin, elle partage avec Jean-Christian Vinel et d’autres un projet de recherche comparatif sur l’histoire des classes populaires au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France.

 

Martine Beugnet est spécialiste de cinéma et d’art vidéo, et s’intéresse plus largement aux formes, à l’esthétique et aux pratiques de l’image à l’ère du numérique (miniaturisation, gestes, immersion, réalité virtuelle, surveillance). Elle a récemment publié un ouvrage sur le flou au cinéma (L’attrait du flou) et co-dirigé l’ouvrage Indefinite Visions : Cinema and the attractions of uncertainty. Elle co-dirige avec Kriss Ravetto, la collection « Film and Intermediality », et avec Baptiste Bohet, la collection « Usages Des Patrimoines Numérisés ». Elle est membre du comité éditorial du journal NECSUS. Elle est également membre du comité de pilotage du réseau UDPN, au sein duquel elle a dirigé, avec Emmanuelle André, le programme Technological Uncanny.

 

Myriam Boussahba-Bravard est spécialiste de l’histoire des femmes et du genre durant le XIXème siècle anglais, de l’histoire de la citoyenneté britannique, ainsi que de la discussion entre histoire du suffrage et celle du suffragisme. Elle s’intéresse aussi à la presse et aux magazines anglais 1850-1914. Elle travaille actuellement sur le premier internationalisme féminin, plus spécialement celui des Anglaises avant 1914, et sur les femmes dans les expositions internationales. Elle amorce un nouveau projet sur les masculinités et l’écriture de soi à la veille de la Première Guerre Mondiale.

 

Laura Carter est une historienne de la Grande-Bretagne. Ses recherches portent sur l’éducation et le changement social dans la Grande-Bretagne du vingtième siècle. Elle s’intéresse particulièrement aux femmes, à l’éducation et au travail depuis la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu’à la répartition des sexes dans le système éducatif britannique. Son dernier projet est « La politique de la race et du genre dans l’éducation britannique, c.1960-1980s ».

 

Laetitia Coussement-Boillot est spécialiste de littérature anglaise de la première modernité (16e-17e siècles), de William Shakespeare et Lady Mary Wroth, et des femmes auteures en Angleterre aux 16e et 17e siècles. Elle participe actuellement à l’encyclopédie en ligne « Les objets de la littérature baroque : littérature et culture matérielle dans les Iles britanniques et la France de la première modernité », et vient de publier des articles sur The Dutchess of Malfi de John Webster.

 

Emmanuelle Delanoë-Brun est spécialiste d’études visuelles (cinéma, séries télévisées), de représentations de genre, de culture populaire et de littérature américaine. Elle vient de publier un article « De Cagney and Lacey à Rizzoli & Isles : variations féministes du duo féminin dans la fiction sérielle policière » dans la Revue française d’études américaines. Elle participe également au volume collectif Frontières du littéraire, et plus particulièrement sur un chapitre intitulé « Les confins du littéraire : de la scène ouverte au jeux vidéo, essai de cartographie médiatique », avec Clémence Folléa.

 

Bénédicte Deschamps est spécialiste de l’histoire de l’immigration aux Etats-Unis, en particulier des Italo-Américains, ainsi que de la presse ethnique et de l’eugénisme aux Etats-Unis. Elle travaille actuellement sur l’émigration politique italienne aux Etats-Unis au XIXème siècle et son ouvrage La presse italo-américaine du Risorgimento à la Grande Guerre va bientôt paraître.

 

Mathieu Duplay est spécialiste de littérature américaine au 19e et 20e siècles, de littérature canadienne anglophone, d’études théâtrales, ainsi que d’esthétique et de musicologie. Il rédige actuellement un ouvrage consacré aux ouvrages scéniques (opéras, oratorios, comédie musicale) du compositeur américain John Adams et s’intéresse à une série d’auteurs dont l’activité se situe au confluent de la littérature, de la musique et du théâtre (John Cage, Steve Reich, Stephen Sondheim, Tony Kushner).

Ariane Fennetaux est Maîtresse de Conférences HDR en histoire britannique. Ses recherches, qui portent sur la culture matérielle entre le 17e et le 19e siècle et en particulier les pratiques vestimentaires et le textile, prêtent une attention particulière aux problématiques du genre. S’intéressant aux pratiques matérielles qui construisent et déconstruisent les identités genrées, elle a contribué à plusieurs ouvrages collectifs portant sur ces questions comme Women and Things: Gendered Material Strategies 1750-1950 (Ashgate 2009) et Women and the Material Culture of Death (Ashgate 2013). En 2019, elle a publié une monographie co-écrite avec Barbara Burman publiée chez Yale University Press. The Pocket. A Hidden History of Women’s Lives 1660-1900 . L’ouvrage propose, à partir de l’étude des poches portées par les femmes entre le 17e et le 19e siècle, de revisiter les questions du rapport des femmes à la mobilité, à la possession, à la consommation, au travail et à l’intimité à une époque où la poche constituait pour la majorité des femmes l’un des rares espaces dont elles contrôlaient l’accès.

Grâce à une thèse sur la littérature victorienne et ses adaptations, Clémence Folléa a pu étudier des questions liées aux genres et aux sexualités, telles qu’elles s’incarnent dans différents contextes socio-culturels et médiatiques. En particulier, un chapitre sur les différents avatars de Miss Havisham, personnage du Great Expectations de Dickens, lui a permis d’interroger les constructions changeantes de la féminité, depuis un roman victorien jusqu’à ses adaptations romanesques, poétiques et filmiques les plus contemporaines. Depuis 2017, Clémence travaille désormais sur les jeux vidéo. Sa recherche porte en particulier sur les différentes formes d’immersion et d’agentivité offertes par ce médium, et sur les idéologies qui sous-tendent ces expériences. Dans ce cadre, les questions de genres et de sexualités sont bien sûr omniprésentes.

 

Ariane Hudelet est spécialiste de cinéma, de séries télévisées, d’arts visuels, d’intermédialité et d’esthétique audiovisuelle. Elle travaille actuellement sur les évolutions esthétiques des séries télévisées américaines, en particulier les « dramas », depuis 1999. S’attachant à ce qui a souvent été appelé le « troisième âge d’or » des séries télévisées américaines, ou encore « la télévision complexe » (J. Mittell), sa recherche explore les choix esthétiques des séries télévisées en lien avec les mutations des modes de production et de réception, ainsi que des technologies de l’image.

 

Abigail Lang est spécialiste de poésie américaine, de questions de poétiques, d’échanges littéraires et culturels entre la France et les Etats Unis. Elle travaille actuellement sur un ouvrage portant sur les rapports franco-américains en poésie depuis 1970, ainsi que sur l’ouvrage A Collective History of American Poetry and Poetics, avec Vincent Broqua et Olivier Brossard.

 

Lynn S. Meskill est spécialiste du théâtre des XVI-XVIIe siècles. Elle travaille actuellement sur un livre traitant de la fortune dans l’œuvre de Shakespeare. Elle prépare également la traduction et l’édition critique d’un traité proto-féministe de Marguerite Buffet, Eloges, 1668, et la rédaction d’un article « Réception du théâtre de 17e siècle dans l’oeuvre de Gordon Craig (1872-1966) ».

 

Les intérêts de Stéphanie Prévost recouvrent la politique intérieure, impériale et étrangère britanniques sur le long XIXème siècle, en particulier les relations britannico-ottomanes et les représentations de l’Orient. Son projet actuel (British Liberals and the Eastern Question (1875-1915)) interroge la centralité de la Question d’Orient dans l’imaginaire politique libéral, notamment pour celles et ceux qui au sein de ce parti en proposaient une lecture genrée afin de poursuivre leur combat pour l’émancipation des femmes.

 

Cécile Roudeau est spécialiste de littérature américaine, des femmes écrivains au XIXème siècle, de régionalisme, des liens entre littérature politique et histoire, et enfin d’humanités environnementales. Elle a récemment dirigé un ouvrage avec Agnès Derail, Whitman, feuille à feuille.

 

Jean-Christian Vinel est spécialiste de l’histoire politique des Etats-Unis au XXème siècle, de l’histoire des relations professionnelles et du droit du travail, XIX-XXème, de l’histoire des mouvements conservateurs depuis le New Deal et de l’histoire de l’Etat. Il travaille actuellement à la rédaction d’un livre intitulé « Reaction At Work : The Right, Labor, and the Making of the New Gilded Age, 1935-2008 », qui entend proposer une nouvelle interprétation de l’histoire du travail aux Etats-Unis. Il partage avec Clarisse Berthézène et d’autres un projet de recherche comparatif sur l’histoire des classes populaires au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en France.

 

DOCTORANTS & POSTDOCTORANTS

 Nicolas Garnier travaille actuellement sur sa thèse intitulée « In Him, there is no male or female: le statut des femmes missionnaires britanniques au sein de la China Inland Mission : innovation, pragmatisme et conformisme, 1875-1914. », sous la direction de Myriam Boussahba-Bravard.

 

  • Muriel Gresler

Muriel Gresler a soutenu sa thèse en 2018, intitulée « Au secours des filles perdues, punies, déchues » : les enjeux de trois associations, la Maison de refuge, le Pénitencier pour femmes et le Refuge du Saint Sauveur, Liverpool (1890-1914). », sous la direction de Myriam Boussahba-Bravard.

 

  • Augustin Habran

Augustin Habran a soutenu sa thèse en 2017, intitulée « Les nations indiennes du sud-est des États-Unis (1815-1861) : identité, souveraineté et stratégie mimétique à l’épreuve du déplacement », sous la direction de Marie-Jeanne Rossignol.

 

Ali Hatapçi travaille actuellement sur sa thèse intitulée « Vulgarisation scientifique dans/par les périodiques britanniques au dix-neuvième sciecle (c.1860-c.1880) », sous la direction de Myriam Boussahba-Bravard.

 

 

Sujet de thèse : Masculinités et identités de classe au Royaume-Uni, 1900-1939 : Une enquête à partir d’écrits autobiographiques.
Supervisée par Clarisse Berthezène en co-direction avec Ben Griffin, University of Cambridge.

 

 

Marion Leroch travaille actuellement sur sa thèse intitulée « La citoyenneté à l’épreuve des corps : la campagne nationale et internationale contre les Contagious Diseases Acts et son héritage immédiat, 1864-1914 », sous la direction de Myriam Boussahba-Bravard.

 

Sujet de thèse : « The Rake’s Progress : contribution à une archéologie de la prédation », sous la direction de Frédéric Ogée.

L’archétype littéraire du rake s’affirme comme un modèle de sociabilité masculine avec un enracinement profond dans la réalité historique du long dix-huitième siècle britannique (1660-1820). Le personnage, qui émerge dans le théâtre de la Restauration et semble disparaître au crépuscule de l’époque georgienne, interroge non seulement sur la représentation de la masculinité au cours de la période, mais remet bien en question les concepts mêmes de masculinité et d’identité genrée. Le rake incarne en effet une convergence d’inquiétudes d’ordre politique, idéologique, religieux et social qui l’identifie comme symbole et preuve manifeste de la crise d’identité subie par l’homme anglais durant cette période. La tension entre fascination et répulsion qui caractérise la réception du personnage ouvre des pistes de réflexion sur sa réalité sociale, juridique mais également médicale. La quête frénétique du plaisir, la relation de prédation entre les sexes, la rivalité constante avec le reste de la population masculine, tous ces éléments qui le caractérise semblent faire du rake à la fois un archétype et une pathologie. Mon projet de recherche vise en partie à déterminer dans quelle mesure ce modèle de masculinité si étroitement lié au long dix-huitième siècle peut être appréhendé comme la cristallisation de craintes à la fois spécifiques à ce contexte mais également universelles, structurées autour de la construction et monstration calculée et souvent violente d’une identité sexuelle, sociale et politique.

 

Sujet de thèse : The Women’s Refuge Movement in the United Kingdom, 1971-2000.
Supervisée par Clarisse Berthezène en co-tutelle avec Natalie Thomlinson, University of Reading.

 

 

 

 

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