Un temps au jardin

Publié le 1 septembre 2022

Traduction de Garden Time

Roudeau Cécile

Thomas Dutoit

Editeur : Fanlac

Parution : 01/09/2022

Nombre de pages : 224

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RésuméTable des matièresCritiques

Un temps au jardin, dernier recueil de William S. Merwin publié en 2016, est le legs d’un poète qui laisse à ceux qui vivent encore la trace poétique d’un présent partagé, une mémoire entretissée d’oubli. Veilleur du crépuscule, le poète fuit la lumière décapante, celle qui découpe et capture et appauvrit le monde, et nous engage à goûter ce qui toujours échappe. Maintenant. Une fois pour toutes, c’est-à-dire, dans la reprise infinie qu’est le temps du poème, le temps au jardin.

 

Un temps au jardin est présenté ici dans une version bilingue, traduit en français pour la première fois par Thomas Dutoit et Cécile Roudeau. Ce volume comprend leur commentaire, L’éblouissement de l’ombre : écrire à l’approche du crépuscule, et leur traduction inédite d’un essai biographique de Robert Becker, La forêt de palmiers de W.S. Merwin, qui rappelle l’attachement profond du poète à sa palmeraie de Maui à Hawaï.

William Stanley Merwin est né à New York en 1927. Grand traducteur de poésie (Neruda, Follain, Dante, Mandelstam et bien d’autres), auteur depuis le début des années 1950 d’une vingtaine de recueils de poèmes et de récits et essais en prose, W.S. Merwin reçut deux fois, chose rare, le prix Pulitzer de poésie : en 1971 pour The Carrier of Ladders (il fit don de la récompense à la cause anti-guerre du Vietnam) et en 2009 pour The Shadow of Sirius. En 2010, il est nommé « Poet Laureate » aux États-Unis. Au début des années cinquante, il avait acheté une vieille bâtisse à moitié en ruines dans le causse du Haut Quercy où il rédigea une partie de son œuvre, dans ce qu’il appela « l’autre pôle de ma vie ». W.S. Merwin s’est éteint en mars 2019 dans sa maison d’Haiku à Hawaï où il s’était installé dans les années soixante-dix et où l’avait rejoint son épouse Paula (†2017). Merwin n’oublia pas le causse où il avait planté un jardin de roses anciennes, et où il revenait souvent. À Maui, le poète jardinier sema 14 000 palmiers ; il en survit aujourd’hui environ la moitié.

Robert Becker est un écrivain, essayiste, et collectionneur d’art qui partage son temps entre New York et Honolulu. Ami de William et Paula Merwin, il était aussi le cousin de W. S. Merwin. Becker a été membre du comité éditorial de The Paris Review et du magazine d’Andy Warhol, Interview. Il est l’auteur de Nancy Lancaster; Her Life, Her World, Her Art (Knopf, 1996). Les écrits de Becker, publiés dans de nombreux magazines et journaux tels que Architectural Digest, Art and Auction, Flash Art, Town and Country, British Vogue, The Hawaiian Journal of History, portent sur l’art, l’architecture et l’histoire, notamment celle de Hawaï. Plus récemment, il a contribué aux magazines d’art The New Criterion et ArtForum, ainsi qu’à la revue littéraire britannique Granta. Robert Becker est actuellement président de la Merwin Conservancy, une organisation à but non lucratif dédiée à la préservation de la maison et de la forêt de palmiers de W.S. Merwin sur l’île de Maui, à Hawaï.

Thomas Dutoit, docteur de littérature comparée de l’Université de Californie, Irvine, est professeur de la littérature de langue anglaise à l’Université de Lille, délégué au CNRS UMR 8225 (2020-22). A partir de divers écrivains de périodes ou de lieux différents, parmi lesquels John Clare et Mary Shelley, John Ruskin et Herman Melville, Louis MacNeice et Elizabeth Bowen, Alice Munro et W. S. Merwin, ou Jacques Derrida, il cherche à lire comment leurs œuvres participent à la construction de mondes, et comment ces écrits oublient – ou pensent – la terre. Il a aussi traduit en anglais quelques essais de Derrida, Apories et Béliers entre autres.

Cécile Roudeau, ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, agrégée d’anglais, est professeur de littérature américaine à l’Université Paris Cité. Auteur de La Nouvelle-Angleterre : Politique d’une écriture. Récits, genre, lieu, aux Presses de Paris Sorbonne (2012), elle tente de comprendre comment l’écriture littéraire a partie liée avec l’invention d’un en-commun philosophique, politique, environnemental, comment la littérature répond au monde, le rêve, et le fait advenir parfois. Elle a notamment traduit Le Pays des sapins pointus (1896) et autres récits de Sarah Orne Jewett aux Editions Rue d’Ulm (2004/2022), et participé à la traduction des Dernier poèmes de Herman Melville (Éditions Rue d’Ulm, 2010).

 

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