Vladimir Nabokov – Œuvres romanesques complètes

Publié le 4 février 2021

Tome III - Édition publiée sous la direction de Maurice Couturier

Chupin Yannicke - accueil en délégation 2020-2022

annotations du roman Ada avec Monica Manolescu, Agnès Edel-Roy et Marie Bouchet - dir. Maurice Couturier

Editeur : La Pléiade

Parution : 04/02/2021

Nombre de pages : 1 648

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RésuméTable des matièresCritiques

Après le succès planétaire de Lolita, Nabokov jouit d’une grande liberté créatrice. La suite de son œuvre lance au lecteur, à son intelligence, à son imaginaire, un défi permanent. Le héros de Pnine (roman de 1957 ici proposé dans une nouvelle traduction), professeur d’origine russe enseignant dans une université américaine, c’est-à-dire doté d’une biographie proche de celle de son créateur, sera évincé de son poste par le narrateur du récit, qui se révèle être… Nabokov lui-même. Feu pâle (1962) met en compétition deux types de textes, un poème et son commentaire, deux narrateurs, qui sont l’image inversée l’un de l’autre, et deux univers antagonistes. Puis vient Ada ou l’Ardeur (1969), le chef-d’œuvre de la période, et peut-être le chef-d’œuvre de Nabokov. Livre ambitieux, maîtrisé – deux univers, deux narrateurs, de nombreux emboîtements narratifs et un brouillage constant des repères temporels – , c’est aussi, un an après Belle du Seigneur, un grand roman d’amour.

Trois ans plus tard, dans La Transparence des choses – «une simple enquête « au-delà des cyprès » sur l’entrelacs des destinées prises au hasard», disait l’auteur, non sans mystère –, le narrateur, un certain Mr. R., romancier de son état, agit depuis le royaume des ombres… Enfin, Vadim Vadimovitch, narrateur de Regarde, regarde les Arlequins! (1974), le dernier roman publié par Nabokov (car L’Original de Laura restera inachevé et paraîtra après sa mort), ressemble à s’y méprendre à Vladimir Vladimirovitch Nabokov. Autobiographie fictive, variation sur le thème de l’identité, du double, de la copie et de l’original, ultime regard, teinté d’humour et d’ironie, d’un homme sur la trajectoire de sa vie et sur son œuvre, c’est aussi l’occasion d’une confrontation finale avec un lecteur que Nabokov n’aura eu de cesse de provoquer, défier et enchanter.

Ce volume contient

Pnine – Feu pâle – Ada ou L’Ardeur – La transparence des choses – Regarde, regarde les arlequins! – L’original de Laura.
 

Ensemble des co-auteurs :

Textes traduits de l’anglais, présentés et annotés par René Alladaye, Jean-Bernard Blandenier, Marie Bouchet, Brian Boyd, Gilles Chahine, Yannicke Chupin, Maurice-Edgar Coindreau, Maurice Couturier, Lara Delage-Toriel, Agnès Edel-Roy, Raymond Girard, Dona

La Pléiade accueille le dernier volet d’une œuvre labyrinthique, éblouissante. Avec Ada ou l’Ardeur, à la fois conte de fées scabreux et histoire d’amour flamboyante.

Nathalie Crom, Télérama ((06 au 12 février 2021)

« Le troisième et dernier volume de ses œuvres romanesques, qui paraît aujourd’hui en Pléiade et embrasse les années 1957-1977, montre que l’écrivain, planétairement connu depuis le triomphe de Lolita (1955), ne renonça jamais à pousser toujours plus loin la sophistication de ses fictions. Trames narratives digressives et multiples enchâssées, jeux de points de vue et de miroirs, métaphores secrètes, fausses accointances autobiographiques, références démultipliées tant à ses propres ouvrages qu’aux œuvres majeures de l’histoire de la littérature mondiale, méditation subreptice sur l’écriture… Le tout drapé dans un tissu éblouissant d’images qui sont comme autant de tableaux.»

 

Nabokov, le virtuose

Erik Orsenna, L’Express ( 04 au 10 février 2021)

« La publication dans La Pléiade du troisième volume consacré à l’auteur d’Ada ou l’Ardeur est une occasion rêvée de se replonger dans l’œuvre de Vladimir l’enchanteur. Et de goûter aux délices de ses jongleries verbales et sentimentales.»

 

Vladimir l’enchanteur

Sabine Audrerie, La Croix (18/02/2021)

« Ce volume et son appareil critique donnent un accès à l’épaisseur du projet littéraire, même si bien des intentions de cet enchanteur provocateur n’y seront élucidées. Un désir mêlé de mise en scène et d’effacement auquel tenait ce « génial illusionniste(…) Lire et étudier Nabokov, c’est se livrer à une véritable thérapie de l’esprit et apprendre à dépasser la patine des choses« , souligne Maurice Couturier.»