‘We, the People’ : la Constitution des États-Unis – François Vergnolle de Chantal invité du Cours de l’Histoire

Publié le 2 novembre 2020

La Constitution des États-Unis est signée le 17 septembre 1787 et mise en application l’année suivante. Elle crée un système fédéral qui définit le partage des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Elle reste l’une des plus anciennes constitutions du monde à être encore utilisées.

 

Alors qu’il se trouve à Versailles, au moment d’écrire un texte de loi, le roi n’hésite pas pour choisir les premiers mots : « Nous, roi de France et de Navarre, etc. ». Il hésite d’autant moins que c’est rarement lui qui écrit. Le nous dont il est question est celui de majesté. À l’inverse, en 1787, au moment de rédiger la constitution des États-Unis d’Amérique, les pères fondateurs ont-ils hésité sur les premiers mots ? « We, the People« , « Nous, le peuple »… « Nous, le peuple des États-Unis, en vue de former une union plus parfaite, d’établir la justice, d’assurer la paix intérieure, de pourvoir à la défense commune, de développer la prospérité générale et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous ordonnons et établissons la présente Constitution pour les États-Unis d’Amérique. ».  

« Nous, le peuple des États-Unis », cette fois il ne s’agit pas d’un nous de majesté. Le peuple est en majesté. 

Avec François Vergniolle de Chantal, professeur de civilisation américaine à l’Université de Paris et membre du LARCA (LAboratoire de Recherche sur les Cultures Anglophones). Spécialiste des institutions politiques américaines, il a notamment travaillé sur le fédéralisme, la présidence et le Congrès. Il est chercheur associé au programme États-Unis de l’IFRI entre 2011 et 2013 et il a codirigé, avec Alexandra de Hoop Scheffer, la revue « Politique Américaine » de 2012 à 2019. Il a notamment publié : Fédéralisme et antifédéralisme (Puf, Que sais-je ?, 2005) et L’impossible présidence impériale. Le contrôle législatif aux Etats-Unis (Éditions du CNRS, 2016)

Avec nous aussi, Alice Béja, maîtresse de conférences en civilisation des États-Unis à Sciences Po Lille, chercheuse au CERAPS-CNRS, elle est spécialiste de l’histoire culturelle et politique des États-Unis. Elle travaille sur les mouvements protestataires américains de la fin du XIXe et du premier XXe siècle ainsi que sur leurs représentations littéraires. Elle est l’autrice de Des mots pour se battre. John Dos Passos, la littérature et la politique (Honoré Champion, 2015), et elle a participé à l’ouvrage collectif Amérique(s) anarchiste(s). Expressions libertaires au XIXe et au XXIe siècles (Nada Éditions, 2014). 

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